Sexualité

Pilule contraceptive et libido ne ferait pas toujours bon ménage.

En théorie, la contraception hormonale annihilant le risque d’une grossesse non désirée, devrait permettre plus de liberté sexuelle, sur un plan psychologique. Pour autant, la réalité semblerait autre.

Des études menées, notamment en Allemagne, le confirmerait. En étudiant plus de 1.000 femmes, les chercheurs du C.H.U. d’Heidelberg ont identifié que les femmes faisant usage de contraceptifs hormonaux sont plus soumises à une baisse de libido que celles utilisant d’autres moyens de contraception.

Des expériences sur des rats ont été également menées en France. Lorsque l’on bloque la production d’hormones chez la rate [comme pourrait le faire la pilule chez les femmes], sa motivation sexuelle est annihilée. De plus, elle repousse les sollicitations du mâle, lorsqu’il souhaite s’accoupler.

Selon Rik HW Van Lunsen de l’université d’Amsterdam, entre 20 et 40 % des femmes sous pilule indiquent une baisse de leur désir sexuel. Si certaines femmes ressentent un effet positif sur leur désir, elles seraient en proportion, deux fois moins nombreuses que celles qui constatent un effet négatif.

Quelques notices de contraceptifs oraux stipulent la baisse du désir comme étant l’un des possibles effets secondaires. Mais d’une façon plus générale, l’information donnée aux patientes sur ce sujet peut parfois paraître insuffisante, telles qu’en témoignent des femmes dans les médias, depuis quelques années.

Pour ces femmes qui voient chuter leur libido sans en comprendre la cause, c’est une expérience déroutante. Pour celles qui ont été mises sous pilule, jeunes, il arrive parfois qu’à l’occasion d’une pause ou d’un changement de type de contraception, leur libido se révèle.

Les effets de la pilule restent variables d’une femme à l’autre, mais également en fonction de LA pilule retenue.

Si l’on souhaite être objectif, à cela s’ajoute des facteurs psychosomatiques qui interviennent dans cette équation complexe.

En cas de libido en berne, investiguer avec son médecin ou son gynécologue un changement de pilule ou de mode de contraception pourrait être une solution.

Ce n’est qu’une fois ce changement réalisé, les conséquences analysées et les aspects physiologiques écartés par le corps médical, que l’on pourrait envisager d’autres pistes pouvant inclure un sexothérapeute.

N’oublions pas que le premier organe sexuel chez l’humain reste le cerveau.

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