Enfance - Adolescence
Christophe Pichon, Psy et Sexothérapeute vous reçoit à Paris.
Pixabay - CC0 Public Domain

Comme beaucoup d’enfants, Marie a la malchance d’avoir ses parents séparés, submergés par des rapports conflictuels. A 11 ans, elle vit principalement chez sa mère. A l’école, ses copines de classe ont pour la plupart un téléphone portable. Il faut dire qu’elle évolue dans un milieu social privilégié.

Mais Marie connaît la farouche opposition de son père sur le sujet, jugeant qu’il est trop tôt pour elle d’en avoir un et inutile, car elle est toujours en présence d’un adulte.

Pour autant, la mère de celle-ci va lui offrir un iphone. Pire, à chaque visite de l’enfant chez son père, la mère le glissera dans ses affaires, certaine que cela ne manquera pas de provoquer des tensions au domicile paternel.

Pour Marie, Il est évident que ses parents n’ont pas la même approche dans leur décision. A de nombreuses reprises, elle en profite d’ailleurs pour les manipuler, en les opposant pour arriver à ses fins.

À court terme, la mère retire évidemment des bénéfices en achetant les sentiments de Marie, tandis que le père, bien que conscient de ce qui se joue, tente de mettre en place un cadre structurant, en incarnant le « mauvais rôle ».

Mais la principale victime de cette « pièce de théâtre » n’est autre que Marie. Devant un front parental « désunis », l’autorité paternelle se retrouve sapée et Marie a beaucoup de mal obéir à son père et à le respecter.

Il est important d’ajouter qu’à chaque décision où les parents ne sont pas en phase, la mère impose unilatéralement son avis, ne respectant pas le principe de l’autorité parentale conjointe.

Potentiellement, l’atteinte à la figure paternelle aura des conséquences à l’adolescence, puis à l’âge adulte que ce soit dans la vie sentimentale ou dans le rapport à l’autorité.

Par ailleurs, pourquoi Marie obéirait-elle à des ordres qui ne seraient pas approuvés par ses deux parents ?

Certains parents pensent qu’il n’est pas inutile d’afficher leurs éventuels désaccords devant l’enfant, pour ensuite présenter une décision commune. Cela a pour bénéfice secondaire d’apprendre aux enfants à gérer un conflit, mais cela doit être fait avec beaucoup de doigté et d’intelligence dans la communication.

L’idéal reste que ces désaccords demeurent de l’ordre du domaine privé. Même si la décision prise ne remporte pas l’adhésion de l’un des parents, on évitera des propos du style « J’ai essayé de faire changer d’avis ta mère, mais elle n’a pas voulu… ».

Pire, s’affronter devant l’enfant ne pourra que générer du stress, de la souffrance et de l’anxiété.

Pour les parents, l’important n’est pas d’imposer leurs avis coûte que coûte, mais bel et bien de privilégier le réel intérêt de l’enfant.

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