Société

L’un de mes amis, hypnothérapeute, questionne toujours les patients quant à leur démarche: "Voulez-vous vous soigner ou voulez-vous  guérir ?"

De prime abord, je conviens que la question peut paraître abrupte.

Même si l’on ne peut nier le postulat que chaque patient, consciemment, veut se séparer de son symptôme, il n’en demeure pas moins que l’inconscient peut de son côté, échafauder un plan bien différent.

Quels bénéfices secondaires perdrais-je si je guérissais de ma pathologie ? Aurais-je toujours autant d’amour et d’attention de mon entourage ? Pourrais-je reprendre mon chemin durablement sans mon thérapeute-béquille ? Etc.

Lorsqu’on l’interroge sur cette question, Jacques Salomé, célèbre psychosociologue, répond en faisant appel à la langue des oiseaux.

Celle-ci consiste à décoder un sens autre à des mots ou à une phrase, soit par un jeu de sonorités, soit par des jeux de mots.

Ce langage symbolique fit l’objet de travaux de  Carl Gustav Jung et de Jacques Lacan, excusez du peu !

Dans la langue des oiseaux :

  • Soigner pourrait être substitué par Soi-Nier mais aussi par Soi-Niais,
  • Soignant, par Soi-Niant,
  • Guérir, par Gai-Rire,
  • Maladiepar Mal à dire,
  • Maux par Mots,
  • Etc.

Dans la même thématique, le nom commun Affection comporte une dénomination intéressante qui possède un double sens. Ce mot concerne à la fois une souffrance, mais également les sentiments que l’on porte à une personne : on est sur la frontière de deux mondes opposés : souffrances et douleurs versus amour et chaleur humaine.

De même, le dictionnaire définit Patient comme la personne soignée, mais également la caractéristique que l’on a lorsque l’on subit sans agir. Intéressant, non ?

Se soigner ou Guérir ?

  • Soigner ou Soi-Nier : 

C’est déterminer l’élément déclencheur, à l’origine de la pathologie (psychique ou physique), de l’atténuer ou de le faire disparaître, d’en supprimer les conséquences négatives, qui nous obligeait à nous soigner [Soi Nier],

  • Guérir ou Gai-rire :

C’est accéder au sens caché du symptôme, de la maladie [mal à dire] entendue comme un langage désespéré, qui crie avec des maux [mots]. Ce qui implique d’aider le patient pour lui permettre de retrouver dans son histoire actuelle et passée la blessure originelle qui s’exprime ainsi.

 

Pour en rire, nous pourrions alors formuler qu’ "il nous faut cesser de nous laisser soi-nier continuellementce qui finirait par nous transformer en sois-niais par des soi-niants, pour préférablement et durablement choisir de gai-rire".

 

Et un cachet d'aspirine pour le Monsieur, un ! 

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