Enfance - Adolescence

De la même façon dont on apprend à son enfant petit, à traverser la rue en toute sécurité, on devrait accompagner nos adolescents dans leur apprentissage des réseaux sociaux.

Les jeunes d’aujourd’hui forment la première génération façonnée par Facebook, Twitter, Google+ et autres. Plus habiles dans ce jeu qu’une grande majorité des adultes, ils demeurent cependant vulnérables, si l’on n’y prend garde.

Avec près de 665 millions d’utilisateurs actifs quotidiennement en mars 2013, la plateforme Facebook se positionne en tête des réseaux sociaux. Bien que l’ouverture d’un profil soit interdite au moins de 13 ans, nombre d’adolescents et de préadolescents en ont déjà créé un, mentant sur leur date de naissance.

 

Alors, pourquoi cet engouement ?

« Le problème est que tout le monde y est. Alors pourquoi pas moi ? »

« Dis-moi combien “d’amis” tu as sur Facebook et je te dirai qui tu es ! »

Créer des relations sociales, tôt, permet de démontrer que l’on devient un « grand » en formant par soi-même son  réseau.

En ce sens, Facebook et consorts répondent à cette logique en mettant à disposition une scène, qui permet aux ados d’interagir avec leurs relations amicales ou amoureuses, de partager leurs joies et leurs peines.

Mais l’interdiction aux moins de 13 ans reste légitime : leur page est devenue la version numérique de leur journal intime, mais une version mondiale.

Par ailleurs, cette révolution numérique est amplifiée par l’équipement des jeunes, de téléphones portables, malheureusement trop tôt. À la télévision, ils préfèrent de plus en plus l’écran de leur smartphone.

Grâce ou à cause de ce type d’accès mobile à internet, il existe une certaine injonction à être toujours connecté les uns aux autres, une forme de pression sociale pour se tenir toujours joignable, de montrer aux autres que l’on est de « vrais amis », où l’on doit sans cesse apporter la preuve du lien.

Les réseaux sociaux permettent  à certains adolescents plus «fragiles» de se rassurer et d’améliorer leur image, leur propre estime. Lorsqu’ils diffusent du contenu, ils sont très attentifs aux réactions et commentaires postés par leurs proches, ainsi qu’au nombre de Likeque leur compteur affichera.

Narcissisme et exhibition jouent parfois les trouble-fêtes…

 

Quelqu'un écrivait, il y a peu, qu'avoir des amis sur Facebook, c'était comme être riche au Monopoly. Jolie formule.

 

Quels pourraient être, pour nos ados, les inconvénients des réseaux sociaux ?

Facebook et consorts ont révolutionné notre manière de communiquer avec l’autre, des  fréquentations virtuelles qui pour certaines, ne sont pas sans danger.

Dans un premier temps, il y a cette illusion de n’être en contact qu’avec des personnes proches, que l’on connaît déjà dans «la vraie vie».

 

Puis, dans la course au nombre «d’amis» viennent se greffer des cercles éloignés.

En livrant ses états d’âme et ses photos, en remplissant trop précisément son profil, toutes ces informations pourraient tomber entre de mauvaises mains.

Vous imaginez-vous monter sur un banc d’une place publique et crier à qui veut l’entendre votre vie et tous vos petits secrets ? Non, pour autant, cela y ressemble parfois.

Mais cet outil ludique peut aussi entraîner d’autres dérives, bien plus fréquentes qu’on ne l’imagine : comptes piratés, vol d’identité numérique, dérapages, accoutumances ou cyberharcèlement.

En cas de dérapage, les adultes se sentent souvent dépassés par la situation. Les forces de l’ordre et les autorités judiciaires commencent timidement à traiter ce type d’infraction dans nombre de pays.

L’école aussi constate le changement : Il arrive que la dispute de la cour de récréation se transporte sur le Net. Dans plusieurs pays, des jeunes ont subi un cyberharcèlement de la part de proches fréquentant le même établissement (insultes, menaces, tentative d’agression complotée, calomnies…) et ont vécu un cauchemar éveillé.

Les ados détestent que les parents interviennent dans leurs problèmes et ne partagent pas forcément leur enfer, ce qui pose problème lorsque l’utilisation du web échappe au regard des adultes.

N’oublions pas, pour finir qu’internet n’oublie jamais. À tel point que des citoyens paient aujourd’hui rubis sur l’ongle des entreprises spécialisées, pour effacer leurs traces sur la toile.

 

En guise de conclusion :

Comme dans beaucoup de domaines de la vie, l’ombre et la lumière coexistent intimement. Aussi, la manière dont nous nous approprions Facebook rendra la chose bonne ou mauvaise.

Selon moi, ces plateformes ne sont que des outils et certainement pas une fin en soi. Il est possible d’en tirer des bénéfices, si l’on cadre son utilisation comme il se doit.

Alors que faire ? Interdire ou autoriser ?  Si oui, comment ?

Pour certains parents, la solution ne consiste pas à interdire l’utilisation des réseaux sociaux à leurs rejetons, mais plutôt de leur enseigner le bon usage de cette technologie, de façon intelligente et donc critique, en dialoguant et en les accompagnant.

D’autres appréhendent de perdre le contact avec leurs enfants, qui s’immergeraient dans un monde virtuel.

Pour autant, rien ne les empêcherait de mettre en place des règles simples : par exemple, aménager quotidiennement un temps maximum pour surfer sur le profil Facebook, installer un logiciel de contrôle parental sur l’ordinateur pour filtrer le contenu des pages visualisées, intégrer les parents comme «amis» dans son groupe, etc.

Et surtout, dialoguer, dialoguer, dialoguer…

À la permissivité sans contrôle s’oppose ici la permission dans un cadre délimité.

Mais comme toujours, il appartiendra à chacun d’en juger.

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