Société
Christophe Pichon, Psy et Sexothérapeute, vous reçoit à Paris.
Pixabay - CC0 Public Domain

L’autre matin, je voyageais en métro dans Paris. Alors qu’un groupe de quatre grands adolescents se tenait à côté de moi, je fus frappé d’observer leurs «inter-actions».

Durant tout le trajet, soit pendant une vingtaine de minutes, la première jeune femme tchata seule sur son smartphone, tandis que la seconde s’accrochait à la barre, les yeux rivés dans le vague. Le troisième ado, un garçon, regardait un quatrième larron s’amuser avec un célèbre jeu sur son iPhone.

 

Cela m’évoqua des scènes où m’entretenant avec un collègue au travail, celui-ci arrêtait systématiquement la conversation lors d’un appel entrant, comme si la relation humaine en tête à tête baissait les bras face au dictat de la machine sonnante.

 

De même, d’autres n‘hésitaient pas à prendre connaissance de leurs mails durant le déjeuner, en pleine discussion. Ayant moi même passé de nombreuses années dans de grands groupes, je ne dus pas complètement échapper à ce type de fonctionnement.

Assis dans mon wagon, je me suis intérieurement dit que des objets tels que les Smartphones, censés nous aider à mieux communiquer, paraissaient curieusement provoquer l’effet inverse.

L’un des vecteurs explicatifs serait la dépendance que nous semblons développer pour l’internet et tous ces outils sophistiqués.

Un article du magazine en ligne Huffpost - Lire le lien -  reprenait les propos d’un addictologue (Laurent Karila) affirmant que « Les smartphones agissent comme des doudous pour adultes, ils nous aident à lutter contre le vide, l’ennui, la souffrance ».

Sachant qu’en thérapie, le doudou du bébé n’est qu’un objet transitionnel avec la mère…

Des études menées en Chine, grâce à l’IRM, démontrent que la structure du cerveau de groupes ayant des troubles compulsifs comme les alcooliques ou les joueurs invétérés, présente des similitudes avec celles de personnes dépendantes à l’internet.

Ainsi, des pays comme le Japon, la Corée du Sud et les USA ont mis en place des centres afin de permettre aux patients de se désintoxiquer.

Il y a quelques années, lorsque j’empruntais le métro, je me disais que ce réseau de transport souterrain restait encore un havre de paix où nous pouvions lire ou rêvasser, sans être absorbés par nos mails ou dérangés par un voisin de circonstance, pendu au téléphone.

Avec la couverture GSM dans les tunnels et les stations, cette époque ne représente plus aujourd’hui qu’un souvenir suranné.

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